Cela fait du bien quand ça s’arrête

Voila, c’est fini !! Je vous raconte tout cela… Pour les reco, déjà fait

Un peu moins de 2000 athlètes dans le WE, dont 900 pour l’ironman, autant pour le half, si je ne me trompe pas.

On se retrouve samedi : préparation des sacs, que faut il mettre dans le rouge (celui du vélo) ? Le bleu (celui de la course à pied) ? Le vert (celui des affaires du matin) ? La prise de tête commence, j’hésite, transvase, remet!

Bon c’est prêt, milieu d’APM, on va déposer les vélos (faut avoir la puce, le dossard et le tatouage pour rentrer, cela ne rigole pas). Dégonflage du vélo pour cause de soleil et début de pétard de chambre à air selon les arbitres. Après tout cela, on laisse les sacs rouge et bleus et retour au bungalow.

On se rassure et on essaie de dormir avec l’anxiété qui s’installe (en fait, selon Nadine, j’ai mis 5’ à m’endormir). Cela tombe bien, parce que 4h du mat, mon téléphone, celui de Nadine et ma montre sonnent (ben oui il s’agit de ne pas rater cela, vu les mois de préparation).

5h15, départ pour l’aventure. On arrive sur site pour retrouver notre vélo, regonflage, derniers ajustements et c’est l’appel pour Nadine (qui part avec la 1ère vague à 7h). A ce moment là, quelqu’un me tape l’épaule ! Bertrand Denisot. Mais qu’est ce que tu fais là ? La même chose que toi (Ben oui je suis bête). Pas le temps de blablater, c’est déjà pour nous. On rentre dans l’eau un peu froide et c’est parti. Allonger, ramener, allonger, ramener, « amplitude » comme dit Silon. 1ère boucle, sortie puis à nouveau dans l’eau. Dernier virage de la deuxième boucle, je dépasse des bonnets bleus dont celui de Nadine. Je l’encourage surtout qu’elle s’en sort pas mal (travail en piscine payant).

Je relance et sort en 1h16. Je récupère le sac rouge et m’installe dans la tente pour changer de fringue. Je prends mon temps, me maquille un peu avec de la crème anti échauffement, réalise que j’ai oublié mes chaussettes (tant pis ce sera pied nu) et c’est parti après 8 minutes.

On serpente dans le parc, un peu de ville, une puis deux cotes et voila les premières lignes droites. Je suis rattrapé par une grosse nuée de vélos du half. Difficile de maintenir les distances. Et là paf !! Un arbitre apparait de nulle part et distribue une sérié de carton noir comme des bonbons. Et forcément, il y a en un pour moi. Cela ne m’était jamais arrivé avant, 1er iron man, 1ère pénalité, super !

Je m’arrête au ravito pour la prison. Vu que l’on est 8 dans le même cas, l’arbitre ne fournit pas et il me faut 2 minutes pour être enregistré qui s’ajoute au 6 de la pénalité. J’ai le temps de manger 3 bananes, de voir passer Nadine, de faire du Yoga… C’est bon, je peux repartir. Je suis gonflé à bloc, je me résonne et fait gaffe aux écarts dés que j’entends un bruit de moteur. Je passe un, puis deux ravitos, je crie « Nadine » que je vois en train de remplir sa gourde. Je finis la première boucle, récupère mon ravito perso, pain/jambon, ça requinque.

C’est parti pour le deuxième tour, plus de vélos de half, on est moins nombreux en passant les côtelettes du début et là c’est parti mon kiki, les km s’enchainent. 100 km, vitesse moyenne : 31,8 km. Je vais essayer de tenir le rythme, je dépasse pas mal de super vélos, c’est le mollet qui fait la course, merci aux conseils de Didier qui m’a d’ailleurs réglé ma Dacia avant de partir. Comme une horloge, les vitesses passent toutes seules. 120 km, 150 km, c’est le bout, je finis en 5h52.

Le plus dur est à venir! Je récupère le sac bleu, me change et met ma tri-fonction à l’envers (décidément! on ne rigole pas svp), me remaquille en ajoutant une touche de crème solaire. Ce coup-ci  j’ai des chaussettes, autrement j’aurais fini comme qui vous savez. 10 minutes, bon faut y aller quand même.

1er tour, je tiens le rythme et je calcule, ouahou, je vais arriver en moins de 12 heures. Je repasse au point de départ, 2ème tour. Heu finalement, je révise mes prétentions, ce ne sera pas loin des 12. La cadence diminue encore pour le 3ème, c’est dur. Je prends des gels tous les 5 km, mais rien n’y fait. Je me remémore les conseils d’Arnaud B en croisant pas mal d’athlètes marcheurs : « Surtout ne pas marcher » même si ma cadence approche celle du pas rapide !! D’un autre côté, c’est cool pour une fois d’avoir tout le monde à ma vitesse.

Bon, c’est parti pour le dernier. Au dernier ravito, Nadine me rejoint. Incroyable, elle me dit qu’elle file, elle pense pouvoir faire un podium, je l’encourage et la voit s’éloigner. Je m’accroche pour la suivre, quelle gazelle. Je finis 1 minute derrière elle en 4h45.

12h12, je passe l’arche d’arrivée, accueilli par Nadine et suis super, super content. Tout flagadouille, un peu de ravito et retour bungalow pour dodo.

Voila, on est super prêt pour le prochain… de dans dix ans. Parce que mine de rien, j’ai vraiment mal partout et que de mois de préparation. La prochaine fois, je prends du S ou du M, ça me boudine au niveau des abdos (ben oui, c’est pas autre chose), mais le XXL, c’est vraiment grand !

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